À la une | 29/05/2017

Objectif baccalauréat

Avec 88,5% de candidats reçus, le taux de réussite au baccalauréat a battu tous les records en 2016. Un chiffre plutôt rassurant et qui n’empêche pourtant pas les premiers concernés d’aborder avec appréhension cette épreuve chargée de symbole.

Ils ont entre 17 et 19 ans et toutes leurs pensées sont tendues vers le 15 juin, date officielle de début des épreuves communes du baccalauréat. Six élèves de terminale du lycée Le Corbusier partagent leurs craintes et leurs espoirs, en pleine révision. Dans ce registre, à chacun selon son caractère. Il y a les sereins comme Alexis, 17 ans, "parce que je travaille dans la durée. Je ne risque pas de me retrouver avec un maximum de matières à réviser à la dernière minute". Et puis, il y a les stressés comme Matthieu, 18 ans, "mais pas forcément pour moi. C’est plutôt que j’ai peur de décevoir mes parents si je me plante. Je sais que ce sera une fierté pour eux si je suis reçu". Une manière de rappeler que le bac est aussi souvent une affaire de famille. "Mon père m’a fait un compte à rebours pour me rappeler que ça approche, confie Marie, comme s’il n’avait pas confiance." Difficile d’y échapper, le baccalauréat demeure un cap important à franchir dans une scolarité, presque un rite de passage vers l’âge adulte.
"C’est d’autant plus stressant que tout se joue sur une épreuve et qu’il y a des matières plus aléatoires que les autres", insiste Juliette. Et Marie de renchérir: "On se dit que pour la philo le jugement est très subjectif." Autrement dit, sans remettre en question l’épreuve en tant que telle, ce sont plutôt les modalités qui semblent sujettes à caution. Et les propositions ne manquent pas. "Et pourquoi ne pas commencer par changer l’ordre de passage des épreuves en fonction des séries. Les scientifiques commenceraient par les maths, les littéraires par la philo. Comme ça, on termine par les épreuves avec le moins gros coefficient." Car, pour certains, il ne s’agit pas seulement d’avoir le diplôme, encore faut-il y associer la manière, c’est-à-dire la mention. Si Matthieu avoue qu’il peut se contenter de la moyenne pour entrer à la fac de sport, Juliette vise la mention très bien pour intégrer
une prépa scientifique. Même écho du côté d’Alexis qui aimerait faire médecine "mais avec le numerus clausus, la mention est obligatoire".
Dans ces conditions, toutes les techniques et astuces de bachotage sont les bienvenues pour décrocher le graal, avec les honneurs. En version papier ou numérique, les annales du bac demeurent une référence. Mais ce sont les applications qui raflent la mise, comme Kartable et Les bons profs qui proposent des cours, des dizaines de milliers de corrigés et des évaluations en ligne. Commentaire partagé: "Ça déchire!" Dans le même temps, pour tenir le coup physiquement et intellectuellement, chacun a sa recette. Du café pour Marie, des vitamines pour Matthieu et du sport pour Alexis et Sacha qui postulent qu’ "il faut savoir décompresser et bien gérer son sommeil". L’essentiel étant de ne pas oublier de se réveiller pour le jour J.

AIRE DE BACHOTAGE À LA BIBLIOTHÈQUE ELSA-TRIOLET
Du 6 au 10 juin, la bibliothèque Elsa-Triolet réservera ses locaux entre 10 et 14 heures aux élèves
de première et de terminale qui souhaitent réviser les épreuves du baccalauréat... au calme.
« Depuis plusieurs années, à cette période, nous croisons de jeunes Stéphanais-e-s qui viennent
préparer le bac chez nous mais qui manquent souvent de silence et qui doivent s’interrompre sur
le temps du midi », explique Catherine Dilosquet-Vong, directrice des bibliothèques de la Ville.
Pour répondre à cette attente, une quarantaine de places seront donc mises à disposition des
bachoteurs pendant une semaine. Les élèves auront également accès à des fonds de ressources
spécifiques en fonction des matières, aux postes informatiques et aux tablettes avec la possibilité
de télécharger des applications dédiées aux révisions. Enfin, l’association stéphanaise d’aide
aux devoirs La Passerelle devrait intervenir sur plusieurs tranches horaires.
• Réservation conseillée auprès de la bibliothèque Elsa-Triolet, sur présentation du carnet de liaison.Tél. : 02 32 95 83 68.

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