À la une | 12/02/2016

Les conseils citoyens en phase active

Une année d’observation n’aura pas été de trop, depuis l'installation des conseils citoyens, pour se familiariser avec les rouages des politiques publiques.

Certains ont douté, d’autres ont failli jeter l’éponge. Depuis un an qu’ils sont installés, les conseillers citoyens du Château blanc, Hartmann-La Houssière et Thorez-Grimau, n’ont pas toujours cerné avec précision les contours de leurs missions. Nouvelle disposition de la politique de la ville (lire "Le Stéphanais" n° 199), ces conseils d’habitants et d’acteurs des quartiers de la géographie prioritaire ont dû prendre le train en marche, quitte à s’en trouver parfois déstabilisés… "On ne voyait pas trop notre rôle au début, explique Nadia Couchay, membre du conseil citoyen Hartmann-La Houssière. C’était même un peu décourageant." "Il a fallu se familiariser avec les sigles et les procédures administratives", abonde Anne Remilleret, conseillère citoyenne également sur Hartmann-La Houssière. Mais ce petit détour explicatif par les rouages administratifs en valait, semble-t-il, la peine, à entendre les conseillers un an plus tard. "Moi, j’y crois, ça peut devenir quelque chose de sérieux même si les choses ne peuvent pas se faire du jour au lendemain", poursuit Anne Remilleret.
Abdellatif Laouini, conseiller citoyen au Château blanc, après une phase d’apprivoisement de la mécanique municipale, juge que cette immersion dans la vie démocratique locale aura été un passage obligé pour aboutir à du concret. Seul regret, peut-être, "on se voit trop rarement". Les rencontres, pour être espacées, portent néanmoins leurs fruits: chaque conseil a désormais dégagé ses priorités. Ce sera le "vivre ensemble" au Château blanc, et "une sensibilisation à l’environnement" sur Thorez-Grimau, explique Lydia Saint-Ellier, conseillère citoyenne de ce quartier. Hartmann-La Houssière vise quant à lui une action plus "terre à terre" avec un projet de jardin partagé qui serait implanté "sous les lignes à haute tension", dit Anne Remilleret. "Un seul projet c’est un peu frustrant", regrette Lydia Saint-Ellier qui voit cette expérience comme une manière d’apporter "sa pierre à l’édifice pour améliorer la vie du quartier". "Et on nous en donne les moyens", ajoute-t-elle.
Du chemin reste encore à parcourir, mais les conseillers citoyens posent désormais un regard optimiste sur leur engagement au sein de ce dispositif de la géographie prioritaire. "Si on a des réponses concrètes à nos questions, conclut Didier Burg, du conseil Hartmann-La Houssière, les conseils citoyens peuvent aider les populations à renouer avec la vie démocratique."

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