À la une | 4/01/2018

Exposition : les écoles élémentaires stéphanaises de 1743 à 2000

Du 8 au 27 janvier, l’atelier Histoire et patrimoine du centre socioculturel Georges-Déziré présente une exposition consacrée aux écoles élémentaires de la ville de 1743 à 2000. Un temps pour croiser les anecdotes d’écoliers et la grande histoire de la ville.

Il existe bien des façons de retracer l’histoire d’une ville à travers les siècles. L’atelier Histoire et patrimoine du centre socioculturel Georges-Déziré a choisi pour cette rentrée 2018 de se concentrer sur les écoles élémentaires au fil de leurs créations, de leurs transformations et des bouleversements de notre société.
"Depuis Jules Ferry et la fin du XIXe siècle, les écoles sont gérées à la fois par l’État qui paye les enseignants et fixe les programmes et par les communes qui s’occupent des équipements, explique Marianne Lombardi, responsable du service des publics au musée national de l’Éducation. Cette articulation est à la base à la fois d’une uniformisation du système scolaire mais aussi d’une spécificité rapportée à chaque commune."
L’exposition consacrée aux écoles stéphanaises constitue donc une manière d’appréhender le rapport de la Ville à ses écoles. "Avec son parquet et ses parements en pierre, l’école Paul-Langevin était une des plus belles écoles de Saint-Étienne-du-Rouvray des années 1960. Les enfants étaient en chaussons pour éviter d’user le parquet. C’était l’école des cheminots qui s’étaient battus pour que leurs enfants n’aillent plus faire cours dans des baraquements en tôle", souligne Catherine Voranger, membre de l’atelier Histoire et patrimoine.
Raconter l’histoire des écoles élémentaires stéphanaises, c’est aussi se souvenir de l’explosion démographique à la fin des années 1950. À cette époque-là, on construisait presque une école par an. Et ce n’était même pas assez, insiste Janine Lebret. Il y avait souvent des préfabriqués en plus et jusque dans la cour de la mairie."
Une occasion de rappeler aussi l’implication de la Ville à travers ses délibérations. "De 1959 à 1973, le maire Olivier Goubert a porté une vision émancipatrice, philosophique et politique pour que le parcours des enfants des classes populaires ne soit pas écrit d’avance", insiste Janine Lebret. Tant il est vrai que "l’école est un lieu qui cristallise toutes les envies d’une société, comment elle se projette à travers ses enfants et ce qu’elle veut pour demain", confirme Marianne Lombardi.
Au total, les visiteurs pourront découvrir vingt-sept panneaux chronologiques qui prennent en compte à la fois les écoles, les cantines scolaires et 400 photos de classes qui permettent de mesurer le temps passé à l’aune des modes et usages vestimentaires, des coupes de cheveux et de la mixité dans les classes. Enfin, dans les vitrines, les buvards, les bons points, les images, les encriers et les porte-plumes ne manqueront pas de stimuler tantôt la mémoire, tantôt les interrogations, pour les plus jeunes.
• Espace Georges-Déziré du 8 au 27 janvier. Entrée libre.

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