À la une | 13/01/2012

La Ville mise sur la performance énergétique

La Ville engage en 2012 une démarche de performance énergétique pour tous les bâtiments communaux. Vides la nuit et souvent le week-end, les équipements publics sont en moyenne occupés 30% du temps. La gestion du chauffage n’y est pas comparable à celle d’un logement. Le chauffage représente chaque année une facture de 1,269 million d’euros. "L’objectif est de réduire de 15% la consommation des bâtiments publics en 2012 et de 30% d’ici 2020", résume Ludovic Arnold, ingénieur responsable de la gestion des bâtiments aux services techniques municipaux. C’est un projet à long terme qui a démarré en 2009, avec l’engagement d’un audit des bâtiments publics. "Cet audit nous a fourni une analyse réelle des équipements, les défauts, le vieillissement, les conceptions dépassées et l’état du réseau de chauffage", poursuit Ludovic Arnold. Il a aussi permis de cibler et chiffrer les travaux nécessaires pour améliorer les réseaux, mieux isoler les équipements et mieux contrôler les consommations. Car la démarche municipale est de privilégier l’économie d’énergie plutôt que de "commençons par consommer moins", ont jugé les élus.
Le contrat de chauffage en cours avec la société Dalkia arrive à échéance fin 2012. La municipalité en profite pour engager une consultation autour d’un marché public de performance énergétique (MPPE). C’est un marché un peu particulier dans lequel l’opérateur retenu assure la gestion du chauffage, réalise les travaux demandés par la collectivité et en garantit les résultats. Les travaux sont chiffrés à 4,8 millions d’euros, la Ville les financera par un emprunt, les économies d’énergie réalisées par les travaux devront compenser le coût de l’emprunt.
"C’est une décision importante du point de vue écologique et du point de vue financier. Elle engage la Ville pour une quinzaine d’années, souligne Patrick Morisse, adjoint en charge des bâtiments municipaux. Mais c’est une démarche qui rentre pleinement dans la politique publique d’Agenda 21. Ce sont des travaux qu’il aurait fallu faire de toute façon et qui apporteront un meilleur confort aux usagers. Si le marché de performance énergétique est infructueux, nous avons le délai pour revenir à un marché classique, le conseil municipal en rediscutera en mars."

Réactions

Par KHALED MOKHTAR | 30 janvier 2012 à 09:58

Je suis très surpris concernant la fin de votre article en vous le re-citant a nouveau: &quot;Si le marché de performance énergétique est infructueux, nous avons le délai pour revenir à un marché classique, le conseil municipal en rediscutera en mars.&quot; <br />On assiste aujourd'hui à une ville réinventée, où les bâtiments les plus vétustes sont détruits pour faire place à de nouvelles contructions, ou certains batiments sont renouvelés grâce aux projets ANRU et ou d'autres batiments necessitent leur maintien à cause de leur importance ou de leurs patrimoines. <br />On doit absolument faire un succès de la performance energétique à Saint Etienne du Rouvray, car elle doit être un indicateur exogène de réussite vu son renouvellement et vu le schéma regional de développement territorial qui pousse notre région à devenir filière d'excellence en énergie. Aujourd'hui des produits existent et certains sont trompeurs. Vous devez etre vigilant. Ce résultat est largement possible à réaliser sauf si vous avez pris les mauvais choix.

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