Habitat : la mixité sous tous les angles

le vieux bourg

Pour tous les revenus, pour tous les types de famille... Le cadre de vie stéphanais se veut suffisamment diversifié pour offrir des logements qui correspondent aux besoins des habitants, avec une moyenne de 33 % de logements sociaux. Même si, logement en crise oblige, toutes les demandes ne peuvent être satisfaites.

Dans la partie basse, la ville ancienne propose un dosage d'habitat pavillonnaire et de petits logements collectifs. Le centre a conservé son caractère villageois, autour du parvis de l'église Saint-Étienne et de la rue Gambetta, où sont implantés les commerces de proximité. Là, les maisons sont en briques et meulières, parfois bâties autour d'une petite cour commune. Le quartier est prolongé par la Ruelle danseuse, aux façades plus modernes, mais dont l'esprit demeure celui d'un habitat de centre ville.

Ce mélange de petits collectifs et de zones pavillonnaires domine également autour des quartiers du Bic Auber et Thorez. Il accompagne la montée vers la ville haute sur le plateau du Madrillet. Le nouveau quartier des Cateliers, qui contribue à renforcer la jonction entre la ville haute et la ville basse, offre cet équilibre d'urbanisation raisonnable, à deux pas de la forêt et du parc de l'Orée du Rouvray.

Sur le plateau du Madrillet, l'habitat est marqué par l'urbanisme mis en œuvre dans les années 1960 : la volonté de répondre rapidement à une forte demande de logement, tout en intégrant les nouveaux besoins urbains, en particulier la circulation automobile. D'où la conception de tours et barres de 3 000 logements collectifs groupés en "œufs" ceints de périphérique, avec tous les services courants à disposition (commerces et écoles).

Cet habitat connaît de profonds bouleversements dans le cadre des opérations de renouvellement urbain menées jusqu'en 2012. En tout, un millier de logements sont concernés par les démolitions reconstructions.