Imaginer la ville de demain
Avec l’élaboration d’un plan local d’urbanisme, il s'agit de se donner les moyens de réfléchir sur la ville pour les années qui viennent, en termes de logement, de services publics et commerciaux, de relations ville-forêt-Seine, de préservation du centre ancien, de développement économique, ou des moyens de transport. Les deux réunions publiques sont le point de départ d’une réflexion de plusieurs mois engagée par la Ville pour construire le plan local d’urbanisme (Plu). Appelé à remplacer le plan d’occupation des sols (Pos), le plan local d’urbanisme est un outil à mobiliser pour nourrir la réflexion et la concertation sur l’aménagement du territoire communal. Pour cette raison, un premier état des lieux est présenté au public en avril 2009. Il sera suivi à l’automne 2009 de balades urbaines dans les quartiers pour permettre à chacun de mieux visualiser les enjeux et questions posées. Car le Plu n’est pas uniquement un document d’urbanisme réglementaire. S’il est constitué d’un rapport de présentation et d’un règlement d’urbanisme, il se base sur un projet d’aménagement et de développement durable (PADD) à travers lequel devra s’exprimer un véritable projet pour la ville.
Donnez votre avis !
Dans le cadre de la concertation lancée par les élus autour du projet urbain, vous pouvez formuler avis et suggestions. Pour cela, écrivez directement à la direction de l'urbanisme: urbanisme@ser76.com
Zoom sur quatre secteurs et quelques questions à débattre
Au Château Blanc : le logement sous toutes ses formes

Le renouvellement urbain largement engagé permet d’obtenir un habitat moins dense et mieux réparti sur l’ensemble de la commune. C’est particulièrement vrai au Château Blanc. Avec des questions qui ne manqueront pas de se poser dans les années qui viennent. En premier lieu, quels types de logements construire pour répondre à une forte demande, permettre une diversification et offrir une meilleure qualité ? En sachant qu’il y aura dans l’avenir moins de terrains disponibles. Autre question : quels services publics et de proximité (commerces, santé) doit-on maintenir ou redéployer à l’échelle de la ville ?
Houssière-Cateliers : la ville en vert

À deux pas des bois et forêts stéphanais désormais intouchables, deux quartiers sont appelés à encore évoluer. Sur La Houssière et les Cateliers, on imagine le développement de la ville avec les constructions côté Pré de la Roquette, puis les projets d’aménagement d’un espace sportif de plein air avec golf et d’un quartier d’habitat écologique. Avec cette nouvelle diagonale en bordure d’espaces naturels, quel nouveau dialogue respectueux entre ville et nature devra s’instaurer ? Et quels nouveaux moyens de transports plus écologiques faudra-t-il mettre en œuvre ?
Centre ancien : l’avenir d’un quartier historique

Le quartier historique de la ville reste central dans la géographie stéphanaise. Par son architecture et les nombreux témoignages du passé qu’il véhicule, mais aussi par le réseau de services et de commerces, qui, tant bien que mal, animent ce secteur de la ville. L’avenir du centre ancien renvoie aux questions d’amélioration et de réhabilitation de l’habitat et de soutien au commerce local. Il pourrait aussi être déterminé par l’arrivée d’un nouvel équipement : une gare train et bus vers le carrefour des Coquelicots. En résumé : comment assurer la vitalité du centre, développer son attractivité et garantir sa desserte ?
Seine Sud : une économie « Seine »
Du rond-point des Vaches aux bords de Seine, des limites d’Oissel à celles de Sotteville-lès-Rouen, le développement de l’économie et de l’emploi se joue sur cette partie de ville. Les élus stéphanais et osseliens ont obtenu la requalification du site industriel qui sera pilotée par l’Agglo. Seine Sud apparaît déjà comme l’un des plus grands sites français pour l’implantation d’industries en proximité immédiate d’une grande ville, du fleuve et des axes routiers ou ferroviaires. En outre l’avenir de cet espace en friches ne passe-t-il pas par un nouveau regard porté sur la Seine et ses abords, aujourd’hui absents de l’environnement stéphanais ?