Des projets pour voir loin

Imaginez une ville dans laquelle près du dixième des logements est en cours de démolition-reconstruction. C'est le pari lancé par la municipalité, suivi par les bailleurs sociaux et soutenu par l'Agence nationale de la rénovation urbaine. Entre 2002 et 2012, 947 logements sont démolis et autant reconstruits, 544 reconstruits sur site et 98 hors site, 300 logements étudiants... C'est dire l'ampleur du chantier des neuf opérations de renouvellement urbain en cours à Saint-Étienne-du-Rouvray.

les habitants de Thorez-Langevin à l'issue du renouvellement de leur quartier L'objectif est réduire la densité des logements collectifs en redéployant les logements sur l'ensemble de la ville, ce qui passe par la création de nouveaux quartiers et la modification en profondeur de quartiers existants. Les nouveaux logements répondent aux attentes des habitants qui réclament davantage de logements individuels ou collectifs de taille réduite, par exemple des bâtiments n'excédant pas deux étages d'habitation. Par ailleurs, le renouvellement urbain permet de faire face à de nouveaux besoins, en termes de logements étudiants ou d'appartements adaptés pour les personnes à mobilité réduite.

C'est donc toute la ville qui se réaménage, avec la création de nouveaux quartiers, de nouvelles rues, de nouveaux équipements. À l'image du quartier des Cateliers, qui crée un trait d'union entre ville basse et ville haute, à deux pas du Technopôle, de la forêt et du parc de l'Orée du Rouvray, ou du futur quartier Claudine-Guérin, entre La Houssière et les Cateliers.

Le nouveau visage de Saint-Étienne-du-Rouvray se dessine ainsi, avec la conviction que tous les projets d'aménagement et d'infrastructures proposés doivent servir la cause des habitants, qu'il s'agisse de la rocade sud de l'agglomération rouennaise, du futur aménagement de l'hippodrome des Bruyères, de la nouvelle zone d'activités de la Vente Olivier, ou de la reconversion de la zone industrielle Seine-Sud.