8 mai 1945 : le maire salue la mémoire d’un combattant pour la justice et la liberté

8 mai 1945 : le maire salue la mémoire d’un combattant pour la justice et la liberté

Les Stéphanais.es ont commémoré ce 8 mai 2019 aux côtés des élus et des représentants des anciens combattants. Ensemble, ils ont célébré le 74e anniversaire de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Plus de soixante millions de personnes ont perdu la vie pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces victimes, une majorité de civils.

Le maire Joachim Moyse a dit toute l’importance de se retrouver sur la place de la Libération en ce jour:

C’est à la fois célébrer la victoire contre une entreprise de domination idéologique mortifère mais c’est aussi exercer notre devoir de mémoire envers toutes les forces de résistance [et] rendre hommage aux partisans de la liberté et aux artisans de paix.

Hommage à Julien Lauprêtre

Joachim Moyse a souhaité saluer la mémoire de Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français décédé le 26 avril dernier:

C’était un homme engagé, convaincu et fraternel. Il était venu en 2012 et 2017, à nos côtés à Saint-Étienne-du-Rouvray. À chacune de ces rencontres, ce fut pour lui, l’occasion d’exprimer ses valeurs : la solidarité, la justice, la paix et la lutte contre l’obscurantisme.

Il y a deux ans jour pour jour, Julien Lauprêtre, était présent sur cette même place devant l’hôtel de ville. Le président du Secours populaire avait brandi à la foule l’Affiche rouge des résistants de la Main-d’œuvre ouvrière immigrée. Incarcéré durant quelques jours avec eux pour cause de propagande anti-hitlérienne, il avait eu le temps d’échanger avec eux.

Lors de sa venue à Saint-Étienne-du-Rouvray, il avait rappelé les mots de son compagnon de détention Missak Manoukian:

Toi, tu vas t’en sortir. Alors promets-moi d’être utile aux autres et de continuer le combat tant que règne l’injustice sur terre.

Toute sa vie durant, sans relâche, l’homme a répondu à l’invitation pressante de Manoukian. Il a multiplié les combats au nom de la liberté et de la justice.

Pour la justice sociale

L’évocation de la mémoire de ce grand homme, qui avait fait siens les piliers du Programme de la Résistance, aura été aussi l’occasion pour le maire de saluer:

tous les acteurs de la solidarité au quotidien… bénévoles associatifs, militants syndicaux et politiques progressistes et tous ceux qui sont convaincus… que la justice sociale, la tolérance et le respect de l’autre sont les fondements de notre humanité.

Précédemment, Claude Maréchal président de la Fnaca, la  Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie, avait lu la lettre de l’Union fédérale des associations françaises des anciens combattants:

Les Françaises et les Français regrettaient que les espérances nées de ce 8 mai 1945 soient aujourd’hui bafouées. Dans un monde secoué par les guerres, les violences, le racisme et la haine, nous invitons les jeunes à œuvrer pour un monde de fraternité, de solidarité et de paix.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×