Les élus s’accordent sur un «Plan local d’urgence sociale»

Les conséquences de la crise sanitaire étaient au centre des préoccupations du conseil municipal qui s’est tenu jeudi 15 octobre. Les élus ont parlé d’une seule voix pour demander l’aide financière de l’État, et renforcer l’action de la Ville auprès des habitants les plus en difficulté.

«Ce vote à l’unanimité est une nouvelle preuve du caractère très solidaire de notre ville», s’est félicité le maire Joachim Moyse lors du conseil municipal du 15 octobre. Réunis pour la troisième fois depuis le début du nouveau mandat, les élus ont plébiscité la demande d’un soutien financier à l’État pour accompagner la mise en place d’un Plan local d’urgence sociale (Plus).
Ce «Plus» doit démarrer, dès octobre, par l’ouverture de nouvelles permanences d’élus. Les Stéphanais•es qui rencontrent des difficultés de vie au quotidien (niveau de vie, insertion et emploi, logement, santé, mobilité, isolement…) pourront ainsi être accompagnés spécifiquement. «Ce Plan permettra de mieux écouter les habitants, d’une part, et d’élaborer des propositions en terme de solidarité pour la population d’autre part. À terme, nous construirons un observatoire de la situation sociale et économique de notre population», indique le maire, dont l’intention d’émettre ce vœu a émergé suite à deux annonces : celle du président de la République annonçant l’instauration d’un couvre-feu dans la métropole rouennaise, et celle du président de la Métropole Rouen Normandie demandant à l’État d’aider les territoires les plus touchés par la crise et instaurant un «conseil de défense économique».

Dans la foulée, les élus ont formulé, à l’unanimité, une seconde demande de subvention à l’État. Cette fois pour endiguer les pertes financières liées à la crise du coronavirus (pour aider les entreprises, l’État prévoit notamment la baisse de l’impôt de production, prélevé par la Ville).

Le débat d’orientation budgétaire soumis au vote

Égrainant les lignes budgétaires, le maire a chiffré à 355.000 euros l’impact de la crise sanitaire sur le budget de la Ville (achats de masques, gel, plexiglas, remboursement d’abonnements Unicité pour les Stéphanais•es, augmentation du nombre de portage de repas pour les séniors, etc ). Somme à laquelle il faudrait ajouter près de 700.000 euros d’investissements ou de glissements de factures qui seront repositionnés sur le budget 2021.
«Malgré la baisse de dotations de l’État, nous poursuivons nos efforts. La dette municipale a dégonflé de sept millions d’euros en deux ans. Nous n’avons pas fait appel à l’emprunt», a indiqué Joachim Moyse avant de laisser place au débat sur le rapport d’orientation budgétaire. «Nous saluons les efforts pour maitriser les dépenses, a indiqué Léa Pawelski pour le groupe “élu•e•s socialistes écologistes pour le rassemblement”. Le cadre est contraignant et les recettes sont de plus en plus menacées. Malgré la crise, l’État maintient au mieux les dotations aux communes à l’identique, alors que la relance passe par nous. Il nous paraît important de ne pas augmenter les prix des abonnements Unicité, ni le taux d’imposition. Je rappelle que la crise impacte les plus précaires, qui constituent un part importante des Stéphanais•es.»
Pour le groupe “communistes et citoyens”, l’adjoint au maire Pascal Le Cousin a, de son côté, félicité les agents de la Ville pour leur travail en temps de crise et salué les choix budgétaires qui vont dans le sens de «la solidarité, l’émancipation et la protection» des Stéphanais•es, ainsi que «les choix forts de la Ville comme la construction d’un nouveau groupe scolaire, d’une nouvelle Maison du citoyen et d’une médiathèque.» Représenté par Sarah Tessier, le groupe d’opposition “Citoyens indépendants, républicains et écologistes”, n’as pas souhaité intervenir, et s’est abstenu lors du vote confirmant que le débat d’orientation budgétaire avait bien eu lieu.

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