Les pharmacies stéphanaises prises d’assaut

La ruée vers les tests de Covid-19 a créé une pagaille inédite devant les vitrines de toutes les pharmacies stéphanaises. Photo: Jean-Pierre Sageot

Début janvier, c’était la ruée vers les tests dans les pharmacies. Un test de patience pour les Stéphanaises et Stéphanais…

De mémoire de pharmaciens, “on n’a jamais vu ça”. Après le nouvel an, des files d’attente de plusieurs dizaines de personnes se sont formées devant toutes les officines proposant des tests, du matin au soir, avant même l’ouverture et malgré le froid parfois glacial. La vague du variant omicron du Covid-19 a fait exploser le nombre de malades et de cas contacts. Difficile, pour les pharmacies, de répondre à la demande de tests.

À l’origine de cette pagaille : le protocole sanitaire. Pas de confinement, maintien des écoles ouvertes et test négatif exigé pour les enfants cas contacts avant d’entrer en classe. Cette dernière règle a mené la vie dure aux parents d’élèves, comme Laurent Pecquet, habitant du quartier Hartmann. De retour du Havre où il était pour le travail, il vient rue Lazare-Carnot pour récupérer le résultat du test de son fils de 7 ans. «L’envoi par SMS ne marche pas. Ce matin, il n’a pas pu aller à l’école parce qu’il n’avait pas de document officiel. Ma femme a dû prendre sa journée pour rester avec lui. Les employeurs ne sont pas tous aussi compréhensifs. C’est énervant mais on fait au mieux.» Son précieux document, Laurent Pecquet l’obtient après une dizaine de minutes mais, le soir même, le Premier ministre annonce que les élèves pourront désormais rentrer à l’école si les parents déclarent que l’enfant a bien eu un test négatif.

Protocole assoupli

Face à la désorganisation, le protocole a régulièrement été assoupli. Résultat : «Ça change tout le temps, on ne sait plus ce que l’on doit faire, alors on vient pour se renseigner», résume Virginie Bidault qui accompagne Maeva, collégienne et cas contact qui aimerait faire un test pour être sûre de pouvoir passer son brevet blanc. Dans la même file, un médecin venu de Paris, le docteur de Dreuzy, patiente lui pour faire un test antigénique. «Je vaccine demain au centre de Sotteville-lès-Rouen, il me faut un document prouvant que je n’ai pas le Covid. Si je suis positif, ils devront trouver un autre médecin.» Autant de situations différentes que de personnes dans ces files qui devraient finir par désemplir. Les membres du Conseil scientifique prévoient une «chute d’omicron en février».

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