Un confinement? Pas vraiment…

Le second confinement a-t-il un impact sur la vie des Stéphanais·es ? Oui, mais l’impression générale est qu’il est beaucoup moins sévère. Avec une question : sera-t-il aussi efficace qu’au printemps ?

Depuis le 30 octobre dernier, le confinement est de retour. Comme au printemps dernier ? Pas tout à fait… « Pour moi, ce n’est pas un confinement. Beaucoup de gens travaillent, les enfants vont à l’école. On a l’impression de croiser du monde tout le temps et tous n’ont pas un masque », regrette Saïf, un père de famille venu chercher son fils à la sortie de l’école Jean-Jaurès. Un peu plus loin, Lucie, venue récupérer sa fille en CP, pointe plutôt une maladresse dans le terme choisi : « C’est autre chose que le confinement. Je pense que le président aurait dû expliquer les choses différemment, choisir un autre mot. »

« Il faut s’y faire »

Pour eux, la rentrée a été particulière puisqu’il a fallu dire aux enfants qu’ils allaient devoir porter un masque pour aller en classe. « Tous ses camarades en ont un alors ça va, elle comprend, assure Lucie, mais ce n’est pas facile car c’est un peu anxiogène. Il a fallu prendre le temps d’en parler. » Pour le fils de Saïf, c’est un peu plus compliqué : « Il me dit que ça le gêne, qu’il en a marre. Mais c’est pour notre santé à tous alors il faut s’y faire. »

Plus tôt dans la journée, Lucas et ses camarades inscrits au lycée Marcel-Sembat de Sotteville-lès-rouen s’entassent dans le fond du bus F3, sans pouvoir respecter la fameuse distanciation sociale faute de place. « Le matin ou le soir, on a l’impression que c’est comme d’habitude. Mais on n’a pas le choix si on veut arriver à l’heure en cours. » Pas forcément inquiet, il concède tout de même être prudent lorsqu’il rentre chez lui. « Je me lave plus souvent les mains, j’évite les contacts… On se dit qu’on peut l’avoir sans le savoir puisqu’on est jeune. »

Au nouveau parc du champ des Bruyères inauguré fin septembre, les rayons de soleil du début novembre attirent de nombreux habitants qui profitent de l’autorisation de sortie dans un périmètre d’un kilomètre autour de chez soi. « On habite pas loin, au Château blanc. Mais je ne sais pas si ça fait plus d’un kilomètre », sourit Ignès venue avec deux copines prendre l’air. Elle non plus n’a pas la même impression avec ce « reconfinement ». « On peut sortir pour aller en cours, voir les amis. On fait attention quand même… »

En tenue de sport, Icham est sorti pour faire un peu d’exercice. « La dernière fois, le parc n’était pas encore ouvert. On n’avait pas de lieu à proximité où s’exercer ». Abonné dans une salle de sport, il est lui impacté dans son loisir quotidien. « La dernière fois, je m’installais sur mon balcon, mais bon ce n’était pas top. Là, on a de l’espace… » Un œil rivé sur sa montre, regarde-t-il s’il ne dépasse pas l’heure autorisée ? « En fait je regardais mon rythme cardiaque, mais oui je vais devoir bientôt rentrer. » Et se reconfiner. Mais seulement jusqu’à demain…

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