À la une | 1/03/2016

Danse avec les collégiens

Les 4 et 5 février, deux classes des collèges Pablo-Picasso et Paul-Éluard ont eu l’occasion de vivre une expérience artistique avec la danseuse Jade Mazaud qui leur a permis de réaliser une flashmob en quelques heures à peine.

"Si on se trompe, c’est pas grave", lance Jade Mazaud, danseuse de la compagnie Massala. Face à elle, une classe de 6e du collège Paul-Éluard et une classe de 4e du collège Pablo-Picasso, réunies pour l’apprentissage d’une flashmob. "Ne vous découragez pas. L’idée reste d’en profiter au maximum. Soyez juste à l’aise." Quelques mots pour détendre l’atmosphère sans rien perdre de l’attention nécessaire au défi qui se joue sur scène. En quelques heures, Jade Mazaud doit réussir à faire danser ensemble une cinquantaine d’enfants âgés de 11 à 13 ans.
Entre deux répétitions, l’artiste et les apprentis danseurs du collège Paul-Éluard ont eu l’occasion de dialoguer sur le plateau du Rive Gauche. Jade Mazaud lance la conversation pour recueillir les premières impressions à l’issue de trois heures de danse qui ont épuisé un peu les corps mais pas les esprits. Benjamin confie sans peine qu’il "avait peur de danser" tandis que Mathy pensait "qu’on allait faire des acrobaties, des saltos". Jade rassure: "C’est bien de divertissement dont il s’agit aujourd’hui. C’est du hip-hop dans le sens basique et ludique, qui s’inspire des années 1970."
Du côté des filles, les appréhensions sont moins nombreuses. Clara raconte qu’elle "aime danser et s’amuse souvent à faire des chorégraphies". Olga vient voir des spectacles de danse au Rive Gauche et Candice voudrait en faire son métier. Jade prêche des convertis en somme.
Mais au fait, ça gagne combien une danseuse professionnelle? "On a la chance dans ce pays, d’être soutenu en tant qu’artiste", explique Jade Mazaud. "Dans mon métier, le temps passé sur scène est parfois très réduit par rapport à tout le travail de mise en place en amont. Et tout ce temps passé ne rapporte pas forcément de l’argent. L’État nous aide à vivre de notre métier en dehors des temps de représentations, sous condition d’avoir suffisamment justifié d’heures de travail. C’est le régime des intermittents. Au début, je gagnais 800 euros par mois, maintenant entre 1 500 et 2 000 euros, parfois plus jusqu’à 3 000 ou 4 000 euros… mais ce n’est jamais régulier." Un métier qui fait rêver donc mais pour d’autres raisons que l’argent… heureusement. Ilan interroge alors Jade sur les pays qu’elle a visités lors de ses spectacles. "Je suis allée dans plusieurs pays en Europe et en Afrique. On passe beaucoup de temps en avion, en train ou en bus avec toute l’équipe technique et les autres artistes", souligne Jade Mazaud. "Ça ne doit pas être facile tous les jours comme vie", lancent Hassna et Ambre. "C’est mon choix, répond Jade, et j’ai toujours autant de plaisir à faire ce métier car je suis passionnée. C’est la condition la plus importante selon moi pour mener une vie d’artiste."

> Voir le reportage vidéo consacré à la flashmob

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