À la une | 7/06/2018

Reprise des négociations au centre hospitalier du Rouvray

Ces dernières heures ont été riches en rebondissements. Alors qu'hier en fin de journée Jean-Yves Herment annonçait au nom de l'intersyndicale que les discussions étaient rompues avec Christine Gardel, directrice générale de l'Agence régional de Santé (ARS) (lire nos articles précédents), en fin de matinée, aujourd'hui jeudi 7 juin, les mêmes déclaraient l'un après l'autre que leur objectif était désormais de trouver ensemble «un protocole de sortie de crise».

«Il n'y a plus de faux-semblants, a expliqué Jean-Yves Herment, il y a eu un changement de discours, nous avons maintenant en face de nous des gens qui semblent vouloir sortir du conflit.»
Quelques minutes plus tard, Christine Gardel annonçait elle aussi vouloir «reprendre les négociations et arriver à un accord en confrontant la plate-forme revendicative de l'intersyndicale et le projet proposé par l'ARS».
Quelques heures avant ce revirement, la matinée avait débuté tôt par un rassemblement des cheminots et des personnels hospitaliers et leurs soutiens à la gare de Sotteville-lès-Rouen, vers 6h30.
Une heure plus tard, les manifestants avaient pris possession du boulevard industriel au niveau de la Carsat, Rouen rive gauche, puis avaient établi un barrage filtrant sur le pont Mathilde, occasionnant de nombreuses perturbations dans le trafic routier.
Après une heure environ d'occupation de ces deux points névralgiques de la circulation, les manifestants s'étaient dirigés rue Malouet à Rouen rive gauche, devant le siège de l'ARS où Christine Gardel avait annoncé un point presse pour 10 heures.
Déterminés à investir les lieux, la centaine de manifestants ont ensuite appris que la directrice générale de l'ARS n'était pas dans ses locaux mais dans ceux de la préfecture, Rouen rive droite, d'où elle avait informé l'intersyndicale, via des policiers en civil, de son intention de les recevoir en un «lieu neutre» afin de renouer le dialogue.
Une délégation d'une dizaine de personnes, parmi lesquels Bruno Fresnard, au quinzième jour de sa grève de la faim, s'est donc rendue en préfecture à bord de véhicules de police.
Au terme d'une heure de discussions, la délégation et madame Gardel se séparaient donc avec l'intention commune de se retrouver cet après-midi même dans l'enceinte du CHR afin de reprendre les négociations qu'ils espèrent, disent-ils, boucler vendredi soir au plus tard.
Rappelons que l'intersyndicale réclame l'embauche de 52 infirmiers et aides-soignants tandis que l'ARS propose «un redéploiement» d'une quarantaine de postes libérés par le transfert de certains services au CHU de Rouen, parmi lesquels ceux d'addictologie et de soins pour les adolescents.
Photo: Jérôme Lallier

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