À la une | 29/06/2018

Sorano : le conseil municipal amorce le processus de relogement avant démolition en 2023

58 délibérations étaient à l'ordre du jour ce jeudi 28 juin pour le dernier conseil municipal avant les congés d'été. Un conseil marqué par l'activation d'une nouvelle phase dans la résolution de la situation très difficile que connaissent les familles de la copropriété dégradée de l'immeuble Sorano au sein de l'ensemble privé Robespierre.

Une charte, votée à l'unanimité, encadre désormais le processus de relogement des familles vivant dans les 140 logements de l'immeuble Sorano, ainsi que celles des 1.800 logements qui seront démolis au total dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) pour lequel le projet stéphanais a été retenu au titre des projets d'intérêt régional. L'immeuble Sorano sera donc démoli à échéance 2023.
Mais auparavant chaque groupe aura pris la parole afin de marquer son refus des politiques menées par le gouvernement. C'est par la répétition du mot «colère» que Daniel Vézie, pour le groupe «Élu.e.s communistes et républicains», a voulu marquer l'état d'esprit des locataires des HLM, des retraité.e.s, des soignant.e.s, des cheminot.e.s, des salarié.e.s, des riverain.e.s du projet de contournement Est et des élu.e.s face aux «attaques» dont ils font l'objet de la part d'un gouvernement «œuvrant pour une minorité [de riches] qui se gave».
Philippe Brière, pour le groupe «Élu.e.s vraiment à gauche, soutenus par le NPA» a pour sa part appelé à la «résistance», se félicitant lui aussi, à l'instar des autres groupes, de la victoire des soignants du Centre hospitalier du Rouvray (CHR) qui ont obtenu la création de trente postes à l'issue d'une longue lutte, marquée par 18 jours de grève de la faim (lire le Stéphanais n°249).
David Fontaine, pour le groupe «Élu.e.s socialistes écologistes pour le rassemblement» a tenu à souligner que cette lutte des soignants du CHR «a montré le nouveau chemin de l'unité» et du «rassemblement».
Michelle Ernis, pour le groupe «Élu.e.s Droits de cité, mouvement Ensemble», a qualifié «de droite» la politique du président Macron dont les décisions vis-à-vis des migrants relevaient de «la haine de l'autre».
Le maire, Joachim Moyse, a conclu cette entrée en matière en qualifiant ces politiques gouvernementales de «politique ultra-violente avec un fond d'idéologie ultra-libérale comme rarement on a pu la voir exercée. Ce n'est pas une politique nouvelle, c'est une politique très ancienne qui favorise le patronat et détruit les droits des salariés, c'est la politique en marche arrière d'un pouvoir autoritaire et anti-démocratique!»
Outre cette nouvelle phase du projet de renouvellement urbain stéphanais, les autres délibérations ont porté sur des question d'administration générale et d'affaires foncières.
Trois parcelles propriétés de la Ville, situées sur le quartier de l'étang, rue Désiré-Granet et rue de Seine ont par exemple été ont affectées à la création de trois lots à bâtir qui pourraient être cédés à des acquéreurs.
Sur le secteur Seguin, les élus ont voté le rachat d'une parcelle cédée à l'Établissement public foncier de Normandie (EPFN) après l'abandon par la société Nacarat de son projet immobilier. Ce rachat s'effectuera après que l'EPFN aura achevé les travaux de dépollution du site.
Rue du Pré-de-la-Roquette, les élus ont voté l'échange «sans soulte» [sans argent, ndlr] de terrains avec l'église évangélique. La découverte d'une canalisation d'eau potable sur la propriété de ladite église, rue des Cévennes, obligeant en effet «la Ville à revoir le découpage parcellaire initialement cédé afin d'assurer la poursuite de ce projet et la pérennité de ce réseau». La Ville échange ainsi, sans transaction financière, cette parcelle de 150 mètres carrés appartenant à l'église contre une autre, de 450 mètres carrés, lui appartenant. «Ce terrain plus grand permettra aux fidèles de l'église de stationner sans occasionner de gènes pour les riverains», a expliqué le maire, interpellé par les élus sur cette différence de superficie entre les deux parcelles échangées.
Le conseil s'est terminé sur l'attribution de subventions aux associations stéphanaises. Nouveauté 2018, le conseil municipal a décidé d'actualiser «la modalité de valorisation du coût des mises à disposition de locaux municipaux affectés aux associations». Cette subvention en nature a été fixée à 0,06 € par heure et par mètre carré occupé, hors occupation de la salle festive.
Le maire a fermé la séance en souhaitant aux élus et aux habitants de bonnes vacances.
Photo: Anne-Charlotte Compan

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