Le parc du Champ des bruyères

Vue générale parc du Champ des bruyères

Au carrefour des communes de Saint-Étienne-du-Rouvray, Rouen, Sotteville-lès-Rouen et Grand-Quevilly, le Parc du Champ des bruyères a vocation à s’imposer comme le plus grand parc de la Métropole à l’horizon 2020. Un espace de 28 hectares. Les travaux entamés en 2018 se poursuivront jusqu’à l’été 2020, date prévue pour l’ouverture officielle du parc au grand public.

Les aménagements

Conçu comme un espace ouvert à tous les publics, le parc du Champ des Bruyères se divise en plusieurs sites parmi lesquels une maison du parc qui regroupera un café/restaurant, un point de vente bio et local, une cuisine pédagogique et une salle polyvalente.

Le projet prévoit aussi des aménagements paysagers avec la plantation de plus de 5000 arbres, la création d’un pôle agricole avec des parcelles de permaculture, un espace écologique de réserve, un verger conservatoire et des jardins accessibles aux riverains en dehors des horaires d’ouverture du parc.

Deux hectares seront dédiés aux usages libres de pique-nique, de jeux de ballon. Trois aires de jeux seront réparties sur l’ensemble du parc.

Avant le parc, une longue histoire

  • XVIIIe siècle : du fait de la pauvreté des sols, les terrains laissés à nu après la déforestation servent de pâturage jusqu’à la Révolution française.
  • XIXe siècle : la parcelle est utilisée comme un terrain de manœuvres armées de cavalerie.
  • 1843 : première compétition hippique.
  • 1864 : la notoriété du site reconnu comme hippodrome se confirme avec la visite de Napoléon III. Un dicton s’impose peu à peu : « Qui gagne à Rouen peut gagner à Vincennes. » Le terrain se compose d’une piste de 1700 mètres pour les parcours d’obstacles et d’une piste de 1592,50 mètres pour les courses de plat et de trot. Une troisième piste est réservée aux entraînements.
  • 1914 : le terrain est réquisitionné par les forces armées britanniques pour l’installation d’un vaste camp médical pour l’accueil de ses soldats blessés rapatriés du front de la Somme.
  • 1917 : suite à l’entrée en guerre des États-Unis, le camp hospitalier des Bruyères accueille le personnel médical de l’hôpital américain n°21.
  • 1940-1943 : le terrain est transformé en camp de prisonniers de guerre français
  • 2001 : dernière course officielle.
  • 2005 : fermeture officielle du site au profit de l’hippodrome de Mauquenchy
  • 2007 : une étude conduite par deux paysagistes fait émerger le souhait de transformer l’ancien hippodrome en parc de nature et de détente. Des associations se mobilisent pour partager leurs réflexions et leurs ambitions autour du devenir de l’ancien champ de courses. Les idées le plus souvent évoquées ont trait à la biodiversité et au développement d’un projet d’agriculture urbaine bio.
  • 2013 : La Crea organise une concertation pour faire avancer les réflexions engagées et construire un projet qui s’accorde avec les besoins et les attentes de toutes les populations.
  • 2016 : première présentation du projet qui respecte des principes prioritaires : l’écologie comme ligne directrice du parc, respect de la mémoire du lieu, maintien la pratique sportive, création d’un espace de détente et de promenade.
  • 2018 : début des travaux. Coût total de l’opération : 22 millions d’euros (Métropole Rouen Normandie : 10 millions d’euros, Région Normandie : 5,5 millions d’euros, Département de Seine-Maritime : 6,5 millions d’euros).

Aujourd’hui et demain

Fermé au public depuis juin 2018, l’hippodrome des Bruyères poursuit sa mue. 90% des plantations ont été effectuées au printemps 2019 pour les 5 000 sujets, arbres, arbustes et massifs. En place depuis le mois de février 2019, la serre de production constitue un élément structurant de la ferme permacole auquel seront associés un verger conservatoire et des parcelles agricoles. Au sein du parc, deux espaces ne sont pas concernés par les travaux. Sanctuarisés, ils constituent une réserve écologique de la faune et de la flore qui se sont installées au fil du temps sur le site. Au printemps 2019, les cheminements ont commencé à être tracés. Il faudra attendre 2020 pour que sortent de terre l’aire de jeux et la maison du parc qui accueillera notamment un magasin pour les productions du parc, une salle polyvalente et une cuisine pédagogique.

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