• Mise en scène : Catherine Delattres
  • Avec : Bernard Cherboeuf, Frédéric Cherboeuf, Delphine Cogniard, Nicolas Dégremont, Jean-François Levistre, Maryse Ravera, Aure Rodenbour
  • Décor : Ludovic Billy
  • Lumières : Jean-Claude Caillard
  • Costumes : Corinne Lejeune
  • Régie : Didier Boulland
  • Création 2018
  • Durée estimée : 2h
  • tarif A

Théâtre | 11 au 12 octobre 2018 20h30

Oncle Vania : Anton Tchekhov - Catherine Delattres

Et de trois ! Après "La Cerisaie" et "La Mouette", Catherine Delattres s’attaque à la mise en scène d’"Oncle Vania", immense succès de Tchekhov, qui fera dire à Gorki : « J’ai vu Oncle Vania il y a quelques jours et bien que je ne sois pas précisément nerveux, j’ai pleuré comme une femmelette. »

« Encore Tchekhov ! Si la mise en scène est une conversation avec un poète, il faut bien admettre que je n’en ai pas fini avec Tchekhov. Je n’arrive pas à tourner la page et je ne suis pas la seule dans le paysage théâtral à connaître cette addiction. Pourtant la première pièce de Tchekhov que j’ai mise en scène fut "La Cerisaie" en 2004, la pièce testamentaire du dramaturge. J’aurais pu m’en tenir là. La vie d’une compagnie théâtrale exige de nous, renouvellement, alternance de répertoire, pertinence et singularité. J’ai travaillé avec bonheur, d’autres pièces, d’autres formes, pestant chaque fois contre ces rencontres trop brèves qui nous font abandonner un écrivain après un ou deux ans de compagnonnage. Et Tchekhov revint avec "La Mouette" en 2010, et aujourd'hui "Oncle Vania". Alors, encore une histoire qui se déroule en province, dans une propriété menacée – encore des gens intelligents qui disent des choses stupides – encore des histoires d’amour malheureuses…

Encore une pièce déchirante, risible et pathétique comme la vie. Si le théâtre de Tchekhov ne raconte qu’une seule histoire, je me réjouis d’en aborder un nouveau chapitre.
"Savez-vous combien d’années on me lira encore ? Sept… mettons sept et demie – et il me
 reste à vivre moins encore : six ans." Tchekhov prononça ces paroles devant un ami en 1903. Il lui restait une année à vivre. Quant à son théâtre… »

Catherine Delattres

« Encore Tchekhov ! Si la mise en scène est une conversation avec un poète, il faut bien admettre que je n’en ai pas fini avec Tchekhov. Je n’arrive pas à tourner la page et je ne suis pas la seule dans le paysage théâtral à connaître cette addiction. Pourtant la première pièce de Tchekhov que j’ai mise en scène fut La Cerisaie en 2004, la pièce testamentaire du dramaturge. J’aurais pu m’en tenir là. La vie d’une compagnie théâtrale exige de nous, renouvellement, alternance de répertoire, pertinence et singularité. J’ai travaillé avec bonheur, d’autres pièces, d’autres formes, pestant chaque fois contre ces rencontres trop brèves qui nous font abandonner un écrivain après un ou deux ans de compagnonnage. Et Tchekhov revint avec La Mouette en 2010, et maintenant Oncle Vania s’annonce pour 2018. Alors, encore une histoire qui se déroule en province, dans une propriété menacée – encore des gens intelligents qui disent des choses stupides – encore des histoires d’amour malheureuses…
Encore une pièce déchirante, risible et pathétique comme la vie. Si le théâtre de Tchekhov ne raconte qu’une seule histoire, je me réjouis d’en aborder un nouveau chapitre. "Savez-vous combien d’années on me lira encore ? Sept… mettons sept et demie – et il me
reste à vivre moins encore : six ans." Tchekhov prononça ces paroles devant un ami en 1903. Il lui restait une année à vivre. Quant à son théâtre… »

Catherine Delattres - Juillet 2017

Production : Compagnie Catherine Delattres. Coproduction : Le Rive Gauche/Saint-Étienne-du-Rouvray. Avec le soutien de : Ministère de la culture/Direction Régionale des Affaires Culturelles de Normandie ; Région Normandie ; Département de la Seine-Maritime ; Ville de Rouen.