Deux courts-métrages à l’occasion du 8 mars

En lien avec les événements programmés autour de la Journée internationale des droits des femmes, des jeunes Stéphanais ont réalisé deux courts métrages « Rejouons la scène », sur le thème de l’égalité femmes-hommes. Reportage au premier jour de travail.

Prochainement au Kinepolis à Saint-Sever : deux films courts conçus, joués et coréalisés par une quinzaine d’ados de la commune. Cette mini super production est orchestrée par Normandie Images, le Département de Seine-Maritime et la Métropole Rouen-Normandie, avec au générique des jeunes (filles et garçons) qui fréquentent l’ACSH, à La Houssière, et l’Aspic, au Château blanc. Le thème : l’égalité femmes-hommes, travaillé lors de trois journées pendant les vacances de février.

Tout commence donc dans une salle du centre socioculturel Georges-Déziré. Trois grandes tables sont installées et les deux plus éloignées sont occupées par les jeunes ACSH d’un côté, et les Aspic de l’autre. Naëlle et ses copines sont sensibilisées au thème, « parce qu’on vit dans la même société, on doit pouvoir avoir les mêmes droits, les mêmes loisirs ». Wassim a aussi envie de participer à la création d’un film.

Deux films en trois jours

Il y a plus de filles que de garçons, c’est déjà un pas vers l’égalité. Mais les deux groupes d’ados, de quartiers différents, ont d’abord du mal à se mélanger, à échanger. Ils étudient, chacun de son côté, des planches de BD qui mettent en scène des situations d’inégalité entre les femmes et les hommes – en milieu scolaire, à la maison ou au travail. On parle consentement, cyber-harcèlement, stéréotypes… Anne-Sophie Charpy, animatrice pour Normandie Images, fait la synthèse et pose des questions : « Qui est-ce qui fait la vaisselle après une fête ? » « Le lave-vaisselle », répond une ado qui ne manque pas d’humour. Après avoir réfléchi à des solutions, tout le monde se retrouve autour d’une même table pour élaborer les scénarios qui seront mis en images. Les idées fusent, la discussion s’anime, un groupe de filles poursuit son chemin vers le post-féminisme : « C’est cliché de dire que le cyber-harcèlement ne touche que les filles, ça arrive aussi aux garçons. Il faudrait échanger les rôles… »

Avec l’intervenante et réalisatrice Nathalie Tocque, elles et ils auront trois jours pour réaliser deux courts-métrages. Ce qui est vraiment très court. L’idée est de filmer des scènes à la médiathèque et dans le garage Renault à côté. Après la projection d’un ensemble de courts-métrages au Kinepolis le 6 mars (soit deux jours avant le 8, Journée internationale des droits des femmes), le public sera invité à voter pour le plus intéressant, qui sera sélectionné pour le concours Matilda (d’après le nom d’une plateforme qui informe sur l’égalité femmes-hommes). Mais peu importe de gagner : le principal pour les ados embarqués dans cette aventure était de participer, de réfléchir, d’agir et de créer, garçons et filles sur un pied d’égalité.


« Rejouons la scène » le vendredi 6 mars à 18 h 30. Gratuit sur inscription au 02 76 08 80 88 ou par courrier électronique : projetegalite@normandieimages.fr.