Dans « Hors champs », les photographes indépendants sollicités par la Ville pour ces reportages quotidiens sélectionnent une photo non-publiée et la commentent. Un exercice atypique qui permet d’offrir un autre regard sur l’actualité stéphanaise.
“Certains sujets nous inspirent plus que d’autres, et d’autres encore nous donnent envie de nous y impliquer. L’Espace du bien manger est un lieu qui réunit plusieurs générations et cultures, et cette photo donne vraiment envie d’y aller. Parlons photo : elle est réussie grâce à la complicité entre les deux personnages et le photographe, l’utilisation de deux couleurs (vert et jaune) et un tablier graphique. Miam !”
Guillaume Painchault
“Dans ma dernière chronique Hors-champs, nous explorions la photographie d’adolescents. Cette fois-ci, nous nous intéressons aux séniors, et le processus reste globalement similaire. Cette photo capture un moment à la fois amusant et révélateur. Chaque table était décorée d’un imposant bouquet de fleurs destiné à embellir une salle polyvalente. Rapidement, les invités ont remarqué que ces magnifiques bouquets constituaient une barrière visuelle, entravant la conversation entre voisins. Heureusement, la situation a été résolue avec humour et convivialité.”
Guillaume Painchault
“L’actu est souvent là où on ne l’attend pas, et une nouvelle photo vient parfois s’ajouter à la moisson. Venu ce lundi matin dans le quartier du centre Brassens pour un sujet d’actualité, je tombe — bonheur de photographe — sur cette scène réjouissante d’un riverain en train de promener sa poule! On bavarde. Oui, ce Stéphanais sort bien tous les matins pour faire une petite balade avec ses deux poules, dans la rue et sur la pelouse voisine. Ses deux poules? Mais je n’en vois qu’une! Oui, mais quand il est sorti aujourd’hui, la deuxième était en train de pondre son œuf…
Tant de poésie de si bon matin laisse baba.”
Loïc Seron
“On n’imagine pas tout ce que les agents du Centre Technique Municipal trouvent sur la voie publique… meubles, électro-ménager, bonbonnes de protoxyde d’azote (c’était le sujet qui m’amenait sur place), bas-morceaux automobiles divers… Des mètres cubes de trucs et de machins à la Prévert stockés là en attendant d’être recyclés. Et c’est tandis que je déambule dans ce décor que survient l’image inattendue : celle d’une des premières vaches du Rond Point éponyme, endommagée, qui gît là, attendant peut-être la chirurgie esthétique qui lui permettra de retourner parmi les siennes. Vive la photo imprévue!”
Loïc Seron
“Tu arrives trop tôt sur le lieu d’un reportage… Tu échanges quelques mots avec les rares personnes déjà arrivées, tu tournes, tu traînes, en attendant, une fois que la salle se sera remplie, de pouvoir photographier des activités battant leur plein… Et dans ce hall d’école vide de ses écoliers, tu crois soudain entendre l’écho de leurs voix et de leurs rires. Tu découvres une grande fresque de leurs empreintes de mains signées de leurs prénoms, et tu imagines comment a pu être composée cette ode à la diversité… Une image à classer dans la catégorie « photos faisant travailler l’imaginaire ».”
Loïc Seron
“En reportage une des clés de la réussite est d’arriver en avance, pour repérer les lieux, les lumières, anticiper des angles, sentir l’ambiance.
Cela permet aussi de capter ce genre de situations, la préparation, le off. J’adore ces moments où les esprits sont déjà dans « l’à venir » si proche, projetés dans le déroulement imminent de l’action.”
Jean-Pierre Sageot
“Une fois n’est pas coutume, je n’étais pas content de ce portrait, je trouvais l’arrière plan trop lumineux, j’ai donc demandé à Eva de refaire une série.
La deuxième séance a réglé ce problème mais j’ai le sentiment d’avoir moins bien réussi l’effet « bulles de lumières » au 1er plan…
La rédaction du Stéphanais a tranché et a pris une photo de la dernière série.”
Jean-Pierre Sageot
“Quand on travaille en commande pour des institutions, c’est le genre de situation qui arrive quelques fois dans l’année. L’heure de l’évènement que vous devez couvrir est décalée et l’information n’est pas arrivée jusqu’à vous. Cette fois ci c’était pour suivre le départ d’un collier d’Elsa Triolet vers l’Angleterre, le transporteur spécialisé est arrivé trois heures en avance. De mon côté, arriver une demi heure avant l’heure prévue n’a pas changé grand chose à l’affaire, je suis reparti bredouille.”
Jean-Pierre Sageot







