Le vestiaire solidaire de l’ACSH déménage

Le centre social de La Houssière a ouvert son nouveau vestiaire solidaire, plus grand et façon boutique.

Depuis un an, c’est l’effet domino rue Ambroise-Croizat et tout commence par la ludothèque.
Quand elle déménage vers la rue du Vexin (à la place de l’ancienne bibliothèque Aragon), elle libère ses locaux, qui sont repris par la Maison de la famille, dont les anciens locaux sont repris par l’ACSH (Association du centre social de La Houssière). Et le centre social du bas de la ville a décidé d’y déménager son vestiaire solidaire, en lui donnant plus d’espace. Créé en 2013, le vestiaire solidaire était jusqu’alors installé dans un grand couloir du local principal de l’ACSH. Entre les allées et venues des uns et des autres et les piles de vêtements qui grandissent, pas très pratique d’y circuler ou de s’y retrouver.

« L’idée du nouveau vestiaire, c’est qu’il soit comme une boutique, mieux présenté, avec de vrais horaires et un accueil », explique Marlène Cretot de l’ACSH.

Les livres et les articles neufs restent dans le local principal. Dans le nouveau, on trouve tous les vêtements d’occasion au prix imbattable de 50 centimes d’euro la pièce, les jouets et un peu d’articles de maison.

« Nous souhaitons favoriser le recyclage et que tout le monde puisse s’habiller correctement à tout petit prix. Quand on a trop de vêtements en stock, on les donne… »

Ouvert à tout le monde

Côté acheteurs comme donateurs, le vestiaire fonctionne déjà très bien. Les deux vont simplement devoir s’adapter aux nouveaux créneaux horaires. Marlène rappelle que, pour les dons, elle prend les vêtements et les chaussures (homme, femme, enfant) propres et en bon état, prêts à être vendus. En ce moment, l’association pourrait avoir besoin de pulls et de chaussures. Pas de ventes privées à l’ACSH : le vestiaire est ouvert à tout le monde, qu’on soit de la commune ou d’ailleurs, qu’on soit inscrit à l’ACSH ou non.

Deux employées de l’association s’occupent du nouveau vestiaire, de la réception des dons à la vente, en passant par le tri et la mise en rayons. « C’est beaucoup de travail. À terme, on aimerait que des bénévoles, qui déjà aident au rangement, tiennent le vestiaire. On veut aussi plus de portants pour présenter les vêtements, une cabine d’essayage avec un miroir et une machine à café pour accueillir les gens. C’est aussi un endroit où on se retrouve, où on discute. » Une partie du nouveau local a d’ailleurs permis la création par l’ACSH d’un espace réservé où les jeunes peuvent s’installer, en dehors des heures d’ouverture du vestiaire bien sûr. L’ACSH demandera aussi aux usagers de choisir un nom pour ce vestiaire devenu boutique solidaire.