Devoir de mémoire – biographie d’Augustin LANCELEVÉE

Fiche d’identité

Naissance : 6 septembre 1876, Rouen (76).
Décès : 14 octobre 1914 (38 ans), Osnabrück (Allemagne).
Profession : ramoneur, puis chauffeur.
Grade : soldat, 21e Régiment d’Infanterie Territoriale, classe 1896.
Campagne contre l’Allemagne : 4 août 1914 au 14 octobre 1914 (3 mois).

À quoi ressemblait-il ?

Augustin Lancelevée mesurait 1m63. Il avait le crâne rasé, les yeux bleus et portait un tatouage au bras droit.
Les archives n’apportent aucun renseignement sur son niveau d’éducation.
Il était marié à Florentine Parent et vivait au Hameau du Petit parc, à Saint-Étienne-du-Rouvray (près du Madrillet).

Biographie

Augustin Sénateur Lancelevée naît aux Hospices de Rouen (76), le 6 septembre 1876. Il est le fils d’une journalière célibataire, dont il prendra le nom. Le garçon grandit à Rouen et devient ramoneur. En 1898, alors qu’il a 22 ans, il se présente aux bureaux de l’Armée pour réaliser son service militaire obligatoire. Dans la fiche de renseignements alors complétée, on apprend qu’il vit désormais à Darnétal (76). Le jeune homme passe deux années au sein du 36e R.I. (Régiment d’Infanterie), dont la caserne se trouve à Caen (14).

En 1904, revenu à la vie civile depuis maintenant 4 ans, Augustin Lancelevée s’installe à Sotteville-lès-Rouen. Il y rencontre Florentine Parent, une jeune stéphanaise, qu’il épouse le 24 mai 1904. En 1907, le couple s’installe à Saint-Étienne-du-Rouvray, non pas dans le centre du bourg mais au hameau du Petit Parc, situé près de l’actuel Madrillet.

Les bruits de guerre courent… le 4 août 1914, c’est la mobilisation générale ! Augustin Lancelevée, alors âgé de 38 ans, est appelé comme tous les hommes en état de combattre. Il rejoint le 21e R.I.T. (Régiment d’Infanterie Territoriale). Ce régiment, cantonné à Rouen, est composé d’hommes ayant réalisé leur service militaire il y a déjà quelques années : on y trouve donc essentiellement des soldats âgés de 35 à 40 ans. Ceux-ci ont eu une expérience militaire, mais ne sont plus considérés comme assez entraînés pour intégrer les régiments de première ligne. La réalité de la guerre va vite changer les choses et Augustin Lancelevée et ses camarades seront eux-aussi confrontés aux combats.

Le 17 août 1914, le 21e R.I.T. est enfin au complet et quitte Saint-Étienne-du-Rouvray (où il était en train d’être constitué) pour le nord. Il parvient en Belgique au moment même de la bataille de Charleroi (échec cuisant pour l’armée française).

Dans la débâcle qui s’en suit, le 21e R.I.T. perd plus de 260 hommes. Dans les mois qui suivent, le régiment combat dans l’Aisne. À une période impossible à déterminer, faute d’archives assez précises, Augustin Lancelevée est fait prisonnier par les Allemands. Blessé, il est emmené vers Osnabrück (à l’ouest de l’Allemagne), où il meurt dans un hôpital le 14 octobre 1914, après 3 mois de guerre.


Sources : fiche matricule, actes de naissance et de décès, Livre d’Or, J.M.O et Historique régimentaire du 21e R.I.T.
Autrice : Ariane Biard, professeure d’Histoire-Géographie et Samuel ROBELIN, 3eC, collège Paul Eluard, 2026.