Hérissons

Le hérisson d’Europe est un animal protégé que l’on peut croiser dans les espaces verts. Retrouvez sur cette page les bons gestes à adopter lorsque l’on constate sa présence dans nos jardins.

Qui est-il ?

Habitat

Tous types, mais surtout les milieux ouverts bas (pelouses, prairies, dunes…) à proximité d’éléments verticaux (haies, lisières forestières…). Il est de plus en plus présent en zone périurbaine où il échappe à ses prédateurs, comme le Blaireau européen.

Le hérisson est en hibernation de l’automne au début du printemps, dans un nid qu’il confectionne (il change parfois de nid au cours de l’hiver).

Il fait son nid dans un dôme de végétaux (feuilles mortes, graminées, mousses…), ou dans les haies, boisements, ronciers, souches. Ils lui servent à hiberner, se protéger, se reposer, mettre bas et élever les jeunes.

Nourriture

Le hérisson se nourrit surtout des invertébrés (coléoptères, chenilles, vers de terre, escargots, limaces…), petits vertébrés, œufs ou charognes et des fruits au sol (seulement si ses proies sont rares, notamment en cas de sécheresse).

J’ai trouvé un hérisson : que faire ?

Voir un hérisson en pleine journée n’est pas forcément anormal ! Il peut être amené à se déplacer, par exemple en cas de dérangement (taille d’une haie, tas de feuilles ou de branches déplacé).

Premier geste à adopter : observer de loin si le hérisson est blessé, apathique, ou infesté de mouches, d’œufs ou de larves. Si c’est le cas, il faut contacter un centre de soins habilité, qui fournira toutes les informations nécessaires :

Seul un centre de soins peut autoriser à prendre en charge l’animal soi-même. Le Hérisson d’Europe est en effet un mammifère sauvage strictement protégé, dont la détention est encadrée par la loi.

La nourriture pour chien ou chat n’est pas néfaste pour le hérisson, mais elle est peu adaptée à ses besoins nutritifs. Il risque de délaisser sa nourriture naturelle (insectes, myriapodes, gastéropodes…) pour celle proposée par l’Homme et ainsi perturber son rôle de prédateur et son hibernation. Inutile donc de le nourrir artificiellement : un jardin peut lui fournir une nourriture naturelle tout au long de sa phase active.

Cependant, il est plus difficile pour le hérisson de trouver un point d’eau que de la nourriture. Si vous n’avez pas de mare ou de bassin, vous pouvez placer un récipient avec de l’eau propre toute l’année, ce qui sera aussi profitable à d’autres animaux sauvages.

Aider les hérissons dans leurs déplacements : le dispositif Piqu’en Ville

Le Groupe Mammalogique Normand (GMN) a créé le programme “Piqu’en Ville” pour recréer des passages dans les murs ou grillages entre les propriétés privées et publiques pour faciliter les déplacements des hérissons, qui parcourent entre 1 et 4 kilomètres chaque nuit pour se nourrir, trouver un abris ou un partenaire.

Pour devenir jardin volontaire et créer un passage à hérissons (15 x 15 centimètres) en lien avec le GMN, merci d’envoyer un courrier électronique à n.klatka@gmn.asso.fr.

Pour voir la carte interactive sur l’avancée du projet sur le territoire, rendez-vous sur le site internet du GMN.

Pour soutenir l’association en faisant un don, rendez-vous sur la page du GMN sur le site internet Hello Asso.

Quelques conseils pour favoriser les déplacements et l’hibernation des hérissons

  • Bannir les produits chimiques
  • Veiller à ce qu’aucun “piège” ne traîne (conduits, regards, gouttières…)
  • Vérifier avant de tondre et de tailler les buissons et les haies
  • Limiter l’éclairage dans le jardin
  • Aménager un coin sauvage
  • Si on a un point d’eau, le sécuriser avec une planche de bois afin de permettre aux animaux d’en sortir
  • Favoriser les haies, composées d’essences variées et indigènes, qui aideront les hérissons à se déplacer, se nourrir et se loger pendant l’hiver
  • Favoriser la construction de nid : créer un compost, installer un tas de bois et être vigilant avec les amas de végétaux : un hérisson peut s’y être installé.