Mise à jour du 11 avril : selon les informations à confirmer par décret préfectoral, le projet de fermeture de classe à l’école maternelle Robespierre est retiré.
L’annonce de la fermeture d’une classe à la prochaine rentrée a entraîné une mobilisation des parents et des élus. Jeudi 9 avril, l’école maternelle Maximilien-Robespierre était en grève, au moins côté parents d’élèves. À 8h30, il y a plus de monde devant l’école qu’à l’intérieur. Devant la grille d’entrée, des mamans accompagnées d’enfants montrent et accrochent des pancartes qui expriment leur mécontentement. La raison de ce mouvement bien suivi : le risque annoncé de fermeture d’une classe à la prochaine rentrée de septembre.
Le CDEN (Conseil départemental de l’Éducation nationale) prépare en ce moment la carte scolaire 2026/2027 et les nouvelles ne sont pas réjouissantes pour les écoles stéphanaises. Des classes fermeraient aux écoles élémentaires Jean-Macé et Joliot-Curie ainsi qu’aux maternelles Maximilien-Robespierre et Pauline-Kergomard, pour une seule ouverture de classe à l’école élémentaire Victor-Duruy. Concrètement, à l’école Robespierre où la mobilisation est forte, la suppression d’une classe entraînerait un nombre d’élèves plus important dans les autres classes.
Une école symbole
Ces projets de fermeture de classes peuvent s’expliquer en termes statistiques, mais au détriment de la qualité du service éducatif et sans tenir compte du contexte social de l’école, expliquent les représentantes des parents d’élèves mobilisées à Robespierre. « C’est une très mauvaise annonce pour nous. Ça va surcharger les classes et créer du stress, avec des enfants qui ont déjà du mal. Beaucoup d’enfants parlent peu le français, ils ont besoin de soutien. Notre seule préoccupation, c’est les progrès des enfants », expliquent à plusieurs voix Souad, Yasma, Chafika et Delphine. Classée en zone d’éducation prioritaire Rep +, l’école Robespierre est située au cœur du Château blanc, dans un secteur où vivent et arrivent, parfois en cours d’année scolaire, des familles venues du monde entier.
L’école compte moins de 100 enfants, mais elle est un maillon d’éducation et de vie sociale important dans le quartier. Elle accueille des petits dès l’âge de deux ans en lien avec sa voisine la crèche municipale, et côtoie le collège Robespierre. « C’est une vraie école de quartier, la diversité est son identité, on en est fiers », disent les mamans, qui ont participé avec les enfants à réaliser la belle fresque de l’école, qui montre les enfants scolarisés et les mots « liberté », « fraternité », « respect », « partage » et « bienvenue » dans 19 langues, autant qu’il y a de nationalités d’enfants.
La mobilisation des parents d’élèves reçoit le soutien de l’équipe municipale et du député de circonscription Édouard Bénard, qui a écrit au CDEN pour questionner les annonces sur l’ensemble des écoles stéphanaises. Sur place jeudi matin, David Fontaine, adjoint au maire chargé des affaires scolaires, résumait le point de vue de la Ville : « L’école, c’est l’espoir pour toutes ces familles et la réussite scolaire est la seule chose qui compte pour nous. Cette école en particulier est un symbole du “vivre ensemble” stéphanais. Ça ne doit absolument pas fermer ici. Nous allons nous battre pour être entendus. » Dossier à suivre, avec les annonces prochaines de la carte scolaire par le CDEN.


