Dans « Hors champs », les photographes indépendants sollicités par la Ville pour ces reportages quotidiens sélectionnent une photo non-publiée et la commentent. Un exercice atypique qui permet d’offrir un autre regard sur l’actualité stéphanaise.
Cela fait toujours plaisir de découvrir une photo d’archives au gré des besoins de la rédaction.
Pour un reportage « classique » on nous demande de fournir a minima de 10 à 15 photos avec des cadrages, et compositions différentes afin permettre à la graphiste/maquettiste (Aurélie) d’avoir différentes possibilités selon la taille et le placement de la photo dans la maquette. Bien souvent une seule photo est utilisée (hormis pour les dossiers).
J’aimais beaucoup aussi l’effet de la réfraction sur le corps de ce plongeur. Celle ci n’est pas encore parue, son heure viendra peut être un jour.
Jean-Pierre Sageot
Ce lundi 18 mai, 12h30, le téléphone sonne : c’est le service communication qui me demande si je peux couvrir le cross des écoles qui débute à 14h. Ce n’est pas compliqué, le journal doit être bouclé dans la semaine et la météo s’annonce exécrable les jours suivants. Le temps de décaler mes rendez-vous programmés pour l’après-midi, j’enfourche mon vélo pour me rendre au stade Youri-Gagarine, c’est bon, je suis chaud. Je suis frappé par la joie communicative des jeunes qui s’encouragent, qu’ils soient en tête ou à la traîne. Bravo les écoliers stéphanais.
Guillaume Painchault
Le photographe sort d’un reportage, il a l’appareil photo en bandoulière, et une scène de rue se présente à sa vue. Il cadre et il déclenche automatiquement, par réflexe, tout en sachant que cette image ne correspond à aucune commande du Stéphanais, et qu’elle n’a aucune chance d’être publiée. Mais pourquoi s’en priver? C’est juste un petit plaisir gratuit en passant, une preuve que ce métier est avant tout un façon de regarder le monde et d’en suspendre quelques instants si possible signifiants, nourrie par une expérience forgée jour après jour par la pratique du cadrage, dont on ne se lasse jamais.
Loïc Seron
Le 2 mai, cela fait quasiment un an que je travaille comme photographe pour la commune.
Je m’y sens bien et je suis enchanté de couvrir le festival « Veines urbaines ». Je suis particulièrement impressionné par la performance des danseurs hip-hop. L’après-midi est également animé avec les graffeurs et la moisson d’images est excellente °-) Fin d’après-midi, cinq jeunes m’interpellent pour une photo entre copains. Les visages sont familiers, je sais que la photo, en décalage avec la commande, ne sera pas retenue. Ils prennent instantanément la pose, c’est dans la boîte.
Guillaume Painchault
Dans le paysage des médias institutionnels Le Stéphanais est un O.V.N.I. a plus d’un titre . Il est par exemple un des rares à faire tourner trois photographes indépendants selon nos styles et disponibilités .
Cela permet à la rédaction d’avoir des écritures différentes et de pouvoir pallier les impondérables .
Cette fois-ci j’étais en charge du dossier sur le sport mais à mi parcours la vie en a décidé autrement. J’ai dû prévenir la rédac en urgence de ma défection involontaire et c’est Guillaume Painchault qui a repris la main en cours de route. D’où ce dossier atypique avec plusieurs signatures.
Jean-Pierre Sageot
Savez-vous que les photographes font des photos en permanence, même quand ils n’ont pas leur appareil ou leur téléphone à portée de main? Parfois en fermant un œil, parfois en cadrant avec les doigts comme on le voit faire au cinéma, parfois sans aucun signe extérieur visible. Voilà ce qui m’est arrivé un jour de mai alors que je quittais une place de la ville en voiture. Une Clio est arrivée en sens inverse et j’ai reconnu, le temps d’un regard et d’un sourire partagés, un ancien maire moustachu qui à son tour venait se garer sur la place. Une image fugace qui aurait fait une belle photo, mais qui n’existe que parce que je vous la raconte aujourd’hui.
Loïc Seron





