Qui ne connaît pas les Serres stéphanaises ? Depuis 35 ans, c’est le spot pour acheter des végétaux en tous genres.
Savez-vous planter les fraises, à la mode Serres stéphanaises ? Ce pourrait être le début d’une chanson, gros tube du printemps et de l’été du côté de la rue de Couronne. Les Serres stéphanaises ont 35 ans cette année.
En 1991, Pascal Berment reprenait l’affaire de M. De Voogd, horticulteur depuis 1961. Et, comme un bon jardinier, Pascal a su la faire grandir et fructifier. Quelques chiffres en vrac : six grandes serres sur 6 000 m2, 40 000 pieds d’une dizaine de variétés de tomates vendus par an, au moins 80 % des produits cultivés sur place, cinq employés en plus de Pascal et sa femme Viviane…
En 35 ans, l’activité a évolué. « On a fait de plus en plus de plantes d’extérieur et des fleurs. Puis ça a été la bascule vers les légumes avec le potager loisir, l’envie de manger plus sain. La demande a explosé depuis le Covid. Et c’est gratifiant de faire pousser ce qu’on mange », expliquent Pascal et Viviane. Ils proposent aussi la vente directe de légumes et de fruits produits sur place. Les Serres stéphanaises ont de plus une offre impressionnante de plantes aromatiques. « On fait des variétés spéciales à la demande d’un de nos garçons, qui est restaurateur à Rouen. Et ça pousse partout, même sur un balcon. »
En famille
Tout cela est bon pour les papilles (et la santé) mais aussi pour les yeux : en ce moment, entre les fleurs, les arbustes, les fruits et les légumes, les Serres stéphanaises se visitent comme un jardin éclatant de couleurs et d’odeurs. Les clients viennent d’abord des villes alentour, mais aussi de la rive droite et d’Elbeuf, parce qu’il n’y a plus tant d’équivalents dans la métropole rouennaise.
« Notre pic d’activité, c’est avril-juin. Mais on travaille toute l’année, il y a du passage. Et on fait beaucoup de conseil, les gens se baladent, des retraités nous réclament même d’installer une table avec des chaises longues ! On nous a déjà demandé si on vendait de l’essence, de la paille, du lait, du fromage », s’amuse Pascal, qui ne s’ennuie jamais au travail. « Tous les ans, on plante la même chose et tous les ans ça pousse différemment. Ça dépend du climat, de plein de choses… »
Pascal avait commencé à travailler ici avec ses parents fleuristes, il continue avec sa femme Viviane et, la retraite venue (dans quelques années), c’est un des fils qui reprendra l’affaire. Une grande fierté pour le couple : les compliments des clients et particulièrement de l’ancien propriétaire, « un Stéphanais qui a dans les 95 ans, il est venu l’année dernière, il a fait le tour, il était épaté de ce qu’on a fait de son entreprise ».
Le conseil d’expert
Julie voulait planter des fraisiers début juin. Mais c’est trop tard. « Les gens ne le savent pas mais un fraisier se plante entre septembre et décembre, c’est le meilleur moment, ou en fin d’hiver. Un fraisier, il faut qu’il gèle, ça initie la fleur. S’il ne gèle pas assez fort, les fruits ne seront pas terribles. »