Dans « Hors champs », les photographes indépendants sollicités par la Ville pour ses reportages quotidiens sélectionnent une photo non publiée et la commentent. Un exercice atypique qui permet d’offrir un autre regard sur l’actualité stéphanaise.
Je fais des photos de spectacle au Rive Gauche depuis longtemps et c’est toujours un régal car, outre la chaleur humaine qu’on y trouve, les coursives des deux étages offrent de nombreux points de vue photogéniques.
Le privilège du photographe est de pouvoir accéder aussi aux coulisses où il peut assister, en se faisant discret, à la frénésie de l’organisation des scènes qui se succèdent.
Et, depuis le côté de la scène, juste derrière les pendrillons qui les cachent du public, il peut voir les artistes qui sont sur le point de monter sur scène, entre concentration, trac et excitation. Un régal je vous dis !
Loïc Seron
En reportage, l’organisation d’un événement ne permet pas toujours au photographe d’accéder à tous les points de vue. Or, il est important de pouvoir présenter, dans le lot des photos qu’on livre à la rédaction, des images présentant différents plans (large, intermédiaire, serré) et différents points de vue, afin que l’histoire puisse être racontée objectivement et dans toutes ses nuances.
Ce jour-là, les conditions de la signature du PNNS étaient favorables à la réalisation d’un champ / contre-champ et j’ai sauté sur l’occasion. Il est intéressant d’observer à quel point le récit change quand on déplace le point de vue.
Loïc Seron
Les plus observateurs, les lecteurs perspicaces, les Stéphanais aux aguets l’auront remarqué : la couverture du dernier numéro « Ici l’été » est une mise en abîme. Le vacancier (Malou) lit le journal qui le représente. C’est évidemment un montage des graphistes du journal (Aurélie & Thomas), ils ont fait un travail admirable sans oublier la quatrième de couverture, je leur tire mon chapeau de paille. Il y a aussi une version, plus minérale, avec le même modèle et ses accessoires.
Guillaume Painchault
Régulièrement, je suis interpellé pour faire une photo. Je m’y prête volontiers, je sais que cela représentera un peu de travail supplémentaire : mise au format et espace colorimétrique notamment. Cette fois-ci, on ne me donne pas d’email, c’est une pose avec l’exposante.
Peut-être une histoire de verts, pas tout à fait les mêmes. Après tout, c’est encore le printemps pour quelques heures.
Guillaume Painchault
En plus de 30 ans de pratique, je me suis exprimé dans différents types d’écriture photographique et j’ai souvent lutté contre des « tics de langage » qui revenaient un peu trop souvent dans mes photos. Ces tics visuels reviennent par phase, parfois je glisse des triangles dans mes compositions, souvent des carrés, en ce moment revient celui du « premier plan hyper présent ».
Même si c’est plaisant, quand on découvre une scène, de s’abandonner à la première impulsion (notre inconscient ou nos réflexes organisant la composition presque malgré nous), il faut rester vigilant, se renouveler, sortir de sa zone de confort. Long est le chemin…
Jean-Pierre Sageot
Je collabore avec le DIC (Département information et communication) depuis 2012. 14 ans que j’arpente et quadrille « le terrain » stéphanais. J’ai l’impression de connaître les lieux et les angles sur le bout des cils, ce qui devient un vrai challenge quand on veut s’étonner et ne pas refaire ad nauseum les mêmes photos. Celle-ci n’a rien d’exceptionnel mais elle m’a procuré un sentiment très fort, proche de la joie du chercheur d’or (toutes proportions gardées ). J’avais trouvé un nouvel angle à la ludothèque Aragon, lieu où je suis passé des dizaines de fois ! Et ça vaut tout l’or du monde.
Jean-Pierre Sageot





