Une ville à bien-vivre

Comment s’organise le territoire communal pour offrir aux habitants toutes les fonctions d’une ville ? C’est la question posée aux urbanistes et, plus largement à tous ceux qui s’intéressent à l’aménagement du territoire.

Des règles de bien-vivre ensemble

Il faut imaginer où implanter les logements pour répondre à des demandes, tout en respectant le tissu urbain. Il faut savoir comment développer des zones d’emploi, parce qu’une ville, c’est aussi un lieu où l’on travaille, fait ses achats, dispose de services. Mais encore faut-il que ces zones d’emploi comportent des risques de nuisances limités et que ces risques soient pris en compte.

L’aménagement urbain doit accorder une place aux équipements dont ont besoin les habitants pour étudier, se distraire, se soigner… Sans oublier la question essentielle des déplacements et celle des espaces verts qui permettent à la ville de respirer, dans tous les sens du terme.

La prise en compte de l’ensemble de ces aspects concoure à l’élaboration des règles qui régissent la construction. Des règles auxquelles chacun doit se conformer lors d’une demande de permis de construire ou pour toute démarche d’urbanisme…

Quelles ambitions politiques en matière d’urbanisme ?

La Ville s’est fixée quatre grands axes de travail en matière d’urbanisme. Ils constituent la trame de son Projet d’aménagement et de développement durable. Ce document administratif fixe les objectifs des politiques publiques d’urbanisme, du logement, des transports, de développement économique, de protection et de mise en valeur des espaces naturels, de lutte contre l’étalement urbain, de prévention et de remise en état des continuités écologiques.

Quatre priorités :

  • Répondre à la demande de logements et favoriser la reprise démographique
  • Répondre à la demande d’emplois et entretenir le dynamisme économique
  • Répondre aux besoins de déplacements et structurer le territoire
  • Valoriser les atouts de la ville et renforcer son attractivité

Desservie par de grands axes de circulation, routier, ferré et fluvial, Saint-Étienne-du-Rouvray s’étend au sud de l’agglomération rouennaise, entre la Seine et le plateau du Madrillet, sur un vaste territoire d’une superficie de 1 825 ha, dont 1/5e est recouvert par les forêts classées du Rouvray et du Madrillet.

À l’origine bourg rural, la ville s’est constitué une forte tradition industrielle et ouvrière dès la seconde moitié du XIXe siècle avec l’implantation de la filature de La Société Cotonnière puis la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Le Havre et d’ateliers d’entretien du matériel ferroviaire.

Ce développement industriel s’est accompagné d’un essor démographique. Ce dernier s’est accéléré à partir de 1950, avec la reconstruction d’après guerre, puis la forte croissance économique des années 1960. La population stéphanaise est ainsi passée de 10.800 habitants en 1946 à 25.833 en 1962 pour culminer à 37.242 habitants en 1975. À partir de cette date, elle a constamment décru pour atteindre 27.815 habitants en 2006.

La Ville s’est engagée avec constance depuis près de quarante ans dans une politique volontariste de maîtrise de son évolution urbaine. Ses nombreuses réserves foncières lui laissent un potentiel de développement urbain très conséquent.

Par ailleurs, un processus de renouvellement urbain s’est engagé depuis 2001 dans le cadre des opérations de rénovation urbaine (O.R.U.), et depuis 2019 du NPNRU, nouveau programme de rénovation urbaine sur le plateau du Madrillet.

De longue date, Saint-Étienne-du-Rouvray, fière de son histoire et de sa culture populaire s’attache à renforcer son unité, sa continuité urbaine et son identité propre.

Elle dispose d’un positionnement privilégié au centre géographique de la Métropole Rouen Normandie, en même temps qu’elle se trouve être la porte d’entrée sud de l’agglomération rouennaise.

Cette situation conduit la Ville à être très attentive à la bonne mise en œuvre de grands projets métropolitains situés sur le territoire communal, notamment en matière d’infrastructures, de transports en commun, de formation, de développement de l’économie et de l’emploi, de diversification et d’accroissement de l’offre d’habitat, d’équipements et d’aménagements liés à la culture, aux sports et aux loisirs.

Afin de faire le lien entre la partie « haute » de la ville – le plateau du Madrillet – et la partie « ancienne » en vallée de Seine, la Ville a urbanisé le quartier des Cateliers, à partir de 2005.
L’aménagement de ce secteur se poursuivra sur un vaste territoire proche, actuellement en friche. Le quartier Claudine-Guérin devrait être le terrain de constructions de nombreux logements et infrastructures. Ce programme s’inscrit dans la volonté municipale d’atteindre 35.000 habitants à moyen terme.

Sur les flancs est et ouest du territoire communal, les élus ont marqué leur volonté de poursuivre des dynamiques de renouvellement et/ou de requalification déjà engagées. Il s’agit essentiellement de secteurs urbanisés dans les années 1960.

À l’Est, sur le plateau du Madrillet :

La question de [Renouvellement urbain] l’habitat a été et demeure au cœur de toutes les attentions. D’abord au travers du logement social de la fin des années 1990 à 2015, puis désormais des copropriétés privées dégradées. Depuis 2019, le nouveau programme de rénovation urbaine (NPNRU) s’attache à renforcer l’attractivité du plateau en travaillant sur l’offre commerciale, la qualité des services et des espaces publics. L’ouverture en 2020 du parc du Champ des Bruyères participe de cette dynamique

À l’ouest, Vallée de Seine :

Sur les bords de Seine, la priorité municipale va à l’accélération de la reconversion des zones industrielles de bord de Seine. La Ville insiste pour que cette requalification soit appuyée par un programme de développement de transports en commun intercommunaux, via la mise en place d’un tram train utilisant le réseau ferré existant.

La localisation des futures stations apparaît stratégique, tant pour la desserte du secteur Seine Sud que pour la desserte du secteur nord (Marc-Seguin), avec la nécessité de prévoir un nouveau franchissement du réseau ferré (prolongement de la rue des Coquelicots jusqu’au carrefour de la rue de la Brèche).

Concernant le centre ancien, la reconversion en quartier d’habitat du secteur Marc-Seguin est déjà bien engagée. Il convient également de travailler à l’amélioration de l’habitat du centre ancien et au réaménagement des espaces publics.

La trame verte intègre les nombreux équipements verts déjà existants sur la commune, les espaces forestiers et le projet métropolitain de création d’un parc urbain sur l’ancien hippodrome des Bruyères.

Cette trame trace également une perspective de reconquête des berges de la Seine.

Du Plu communal au Plu intercommunal…

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est un document d’urbanisme qui traduit un projet global d’aménagement et d’urbanisme et fixe les règles d’aménagement et d’utilisation des sols.

 Fin 2011, à l’issue de deux années de réflexion et de concertation, le conseil municipal a adopté le plan local d’urbanisme (PLU). La collectivité s’est donné les moyens de réfléchir sur la ville pour les années qui viennent, en termes de logements, de services publics et commerciaux, de relations ville-forêt-Seine, de préservation du centre ancien, de développement économique ou de moyens de transport. Cette réflexion prend en compte le caractère multipolaire de la ville, partie intégrante de son histoire et de son identité.

En mai 2019, les élus du conseil municipal ont été invités à se prononcer sur le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) qui va s’appliquer aux 71 communes de la Métropole. Ils ont émis « un avis favorable avec remarques ». Ces remarques concernent des faiblesses dans le domaine des transports en communs sur la commune (maillage et cadencement) et sur les impacts négatifs du tracé actuel du [page Contournement Est] projet de contournement Est. La Ville souhaite également qu’une grande attention soit portée aux questions de préservation de la ressource en eau. D’une manière générale, elle réclame que la prise en compte des enjeux liés au réchauffement climatique soit au cœur de ce PLUI.

Les priorités métropolitaines en matière de développement du territoire

Le Projet d’aménagement et de développement durable métropolitain projet s’articule autour de trois axes :

  1. Pour une Métropole rayonnante et dynamique
  2. Pour une Métropole garante des équilibres et des solidarités
  3. Pour un environnement de qualité et de proximité pour tous
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